Humidité relative supérieure à 70 % : un signe à ne pas négliger
Vous mesurez une humidité relative supérieure à 70 % dans votre logement ? Cette valeur peut révéler un problème de ventilation, une condensation excessive ou une infiltration d’eau. Si ce taux est ponctuel, il n’est pas nécessairement alarmant. En revanche, lorsqu’il reste élevé pendant plusieurs jours ou semaines, il est important d’en rechercher la cause.
Une humidité excessive peut favoriser l’apparition de moisissures, les mauvaises odeurs et la dégradation des revêtements. Elle peut également contribuer à un environnement intérieur défavorable à la santé des occupants.
Mais que signifie réellement une humidité relative de 70 % ? Quels sont les risques et les solutions pour retrouver un logement sain ? Home Traitements vous aide à comprendre les signes à surveiller et les traitements envisageables.
1. Qu’est-ce que l’humidité relative de l’air ?
L’humidité relative correspond à la quantité de vapeur d’eau présente dans l’air, exprimée en pourcentage de
la quantité maximale que cet air peut contenir à une température donnée.
Par exemple, une humidité relative de 70 % signifie que l’air contient environ 70 % de la vapeur d’eau qu’il pourrait contenir à cette température avant saturation.
Ce taux dépend directement de la température : l’air chaud peut contenir davantage de vapeur d’eau que l’air froid. C’est pourquoi une pièce peut présenter un taux d’humidité élevé lorsque sa température baisse, même sans apport supplémentaire d’eau.
Il est important de distinguer l’humidité relative de l’humidité présente dans les murs. Un hygromètre mesure l’humidité de l’air, mais ne permet pas, à lui seul, de déterminer si les maçonneries sont humides.
Quel est le taux d’humidité idéal dans une maison ?
Pour un logement, on recommande généralement une humidité relative située autour de 40 à 60 %, avec des variations possibles selon la température, la pièce et la saison.
- Entre 40 et 60 % : une plage généralement confortable pour les occupants.
- Entre 60 et 70 % : un taux à surveiller, notamment si de la condensation apparaît.
- Au-dessus de 70 % de façon persistante : il est conseillé de rechercher la cause et de vérifier la ventilation.
- Au-dessus de 80 % sur une période prolongée : le risque de condensation et de développement de moisissures peut devenir particulièrement important selon les surfaces et les températures.
Ces valeurs sont des repères et non des seuils universels de danger. La durée d’exposition, la température des parois et la présence de zones froides comptent également.
2. Pourquoi faut-il s’inquiéter d’une humidité supérieure à 70 % ?
Un taux élevé et persistant peut favoriser différents désordres dans une habitation.
L’apparition de moisissures
Les moisissures se développent lorsque les conditions d’humidité leur sont favorables, notamment sur les murs froids, derrière les meubles, autour des fenêtres ou dans les pièces mal ventilées.
Elles peuvent se manifester par des taches noires, vertes ou grisâtres, accompagnées parfois d’une odeur de renfermé.
Les moisissures et l’humidité excessive peuvent aggraver certains symptômes respiratoires ou allergiques chez les personnes sensibles. Il est donc important de traiter la cause plutôt que de simplement nettoyer les traces visibles.
La condensation sur les fenêtres et les murs
Lorsque l’air humide entre en contact avec une surface froide, la vapeur d’eau peut se transformer en gouttelettes.
Les signes les plus courants sont :
- des fenêtres embuées le matin ;
- des murs froids et humides au toucher ;
- de la peinture qui cloque ;
- du papier peint qui se décolle ;
- des traces de moisissures dans les angles.
La condensation est souvent liée à une combinaison de production de vapeur d’eau, de ventilation insuffisante et de parois froides.
La dégradation progressive du logement
Une humidité persistante peut détériorer les peintures, les enduits, les boiseries et certains revêtements. Elle peut aussi contribuer à la dégradation des matériaux lorsque de l’eau pénètre dans les murs ou les planchers.
Il est donc essentiel de déterminer si le problème concerne uniquement l’humidité de l’air ou s’il existe également une humidité dans les matériaux.
3. Quelles sont les principales causes d’une humidité élevée ?
Un taux supérieur à 70 % peut avoir plusieurs origines. Les identifier permet de choisir un traitement adapté.
Une ventilation insuffisante
La douche, la cuisine, le séchage du linge et même la respiration produisent de la vapeur d’eau. Si l’air humide n’est pas correctement évacué, son taux augmente dans le logement.
Une VMC encrassée, défectueuse ou mal dimensionnée peut aggraver le phénomène.
Des infiltrations d’eau
Une toiture endommagée, une façade fissurée, des joints dégradés ou une fuite de canalisation peuvent introduire de l’eau dans le bâtiment.
Des auréoles, des cloques de peinture ou des traces localisées doivent conduire à vérifier l’état des ouvrages concernés.
Les remontées capillaires
Dans certains bâtiments, l’eau présente dans le sol remonte dans les matériaux poreux des murs. Ce phénomène, appelé remontée capillaire, se manifeste fréquemment en partie basse des murs.
Des enduits dégradés, des dépôts blanchâtres ou des peintures qui se décollent peuvent constituer des indices, sans suffire à confirmer le diagnostic.
Une isolation inadaptée ou des parois froides
Une isolation insuffisante, des ponts thermiques ou une mauvaise répartition du chauffage peuvent favoriser la condensation sur certaines surfaces.
Il est donc important de ne pas engager des travaux d’isolation sans avoir préalablement compris l’origine de l’humidité.
4. Quels traitements pour réduire l’humidité dans une maison ?
Le traitement dépend toujours de la cause du problème. Réduire le taux d’humidité sans corriger son origine risque de ne produire qu’une amélioration temporaire.
Améliorer la ventilation
Lorsque le problème vient du renouvellement insuffisant de l’air, plusieurs actions peuvent être envisagées :
- vérifier le fonctionnement de la VMC ;
- nettoyer les entrées d’air et les bouches d’extraction selon les recommandations du fabricant ;
- assurer une circulation de l’air entre les pièces ;
- aérer régulièrement, notamment après une douche ou la préparation des repas.
Une ventilation adaptée aide à évacuer la vapeur d’eau produite au quotidien.
Réparer les infiltrations
Si l’humidité provient d’une fuite, d’une toiture ou d’une façade défectueuse, la priorité consiste à supprimer l’entrée d’eau. Les matériaux doivent ensuite pouvoir sécher avant la remise en état des finitions.
Traiter les remontées capillaires
Lorsque des remontées capillaires sont confirmées, des solutions spécifiques peuvent être étudiées, notamment la création d’une barrière contre les remontées d’eau. Le choix dépend de la nature des murs, de leur épaisseur, de leur composition et de la configuration du bâtiment.
Étudier les solutions de cuvelage ou de déshumidification
Dans certains sous-sols et certaines caves, un cuvelage peut être envisagé pour limiter les entrées d’eau à travers les parois. Il ne constitue toutefois pas une réponse universelle à tous les problèmes d’humidité.
Un déshumidificateur peut également réduire temporairement l’humidité de l’air, mais il ne remplace pas la réparation d’une fuite, le traitement de remontées capillaires ou la remise en état d’une ventilation défectueuse.
5. Pourquoi faire appel à un professionnel de l’humidité ?
Lorsque l’humidité relative dépasse régulièrement 70 %, notamment en présence de moisissures, de peinture qui cloque ou d’odeurs persistantes, un diagnostic professionnel permet d’éviter les traitements inadaptés.
Le spécialiste examine les signes visibles, la ventilation, la configuration des pièces et les éventuelles sources d’eau. Selon la situation, des mesures complémentaires peuvent être nécessaires pour évaluer l’humidité des matériaux ou rechercher une infiltration.
Cette démarche permet de distinguer les problèmes de condensation des remontées capillaires et des infiltrations, qui nécessitent des réponses différentes.
Chez Home Traitements, l’analyse de la situation permet d’orienter les propriétaires vers les solutions adaptées à leur habitation : amélioration de la ventilation, traitement de l’humidité des murs, étude des remontées capillaires ou solutions spécifiques pour les caves et les sous-sols.
Avant d’engager des travaux importants, un avis professionnel est particulièrement utile pour déterminer les priorités et éviter des dépenses inutiles.
6. Les bons réflexes à adopter dès maintenant
Si votre hygromètre affiche plus de 70 %, vous pouvez commencer par :
- Vérifier la mesure : placez l’appareil à l’écart d’une fenêtre, d’un radiateur ou d’une source directe de vapeur.
- Observer l’évolution : relevez le taux à différents moments de la journée et dans plusieurs pièces.
- Contrôler la ventilation : vérifiez que les bouches d’extraction ne sont pas obstruées.
- Repérer les signes visibles : condensation, moisissures, auréoles ou revêtements dégradés.
- Rechercher une éventuelle fuite : particulièrement si l’humidité apparaît de manière localisée ou soudaine.
- Demander un diagnostic : si le taux reste élevé ou si les dégradations progressent.
Ne repeignez pas simplement un mur humide sans avoir identifié la cause. Vous risqueriez de masquer temporairement les symptômes sans résoudre le problème.
Conclusion : une humidité supérieure à 70 % mérite une vérification
Une humidité relative supérieure à 70 % n’indique pas automatiquement un problème grave. Toutefois, lorsqu’elle persiste, elle doit inciter à vérifier la ventilation, la température des parois et l’éventuelle présence d’infiltrations ou de remontées capillaires.
La solution la plus efficace consiste à identifier l’origine du phénomène avant de choisir un traitement. Une intervention adaptée permet de préserver les matériaux, de limiter le développement des moisissures et de retrouver un environnement intérieur plus sain.
Vous constatez une humidité persistante dans votre maison, votre cave ou votre sous-sol ? Contactez Home Traitements pour étudier votre situation et déterminer les solutions adaptées à votre logement.
